Pour un voyage en Martinique, comptez 7 à 14 jours, une voiture de location et une base au sud puis au nord : c’est la meilleure façon de voir plages, volcan et distilleries. La Martinique est une île française des Petites Antilles, à environ 8 h 30 à 9 h de vol de Paris. En une soixantaine de kilomètres, elle passe des plages abritées du sud aux pentes boisées de la montagne Pelée, au nord. On y voyage sans changer de monnaie ni de réseau administratif, avec une forte identité créole, de la cuisine aux distilleries de rhum agricole.
Fiche pratique Martinique
- Statut : collectivité territoriale unique française (chef-lieu : Fort-de-France)
- Langues : français (officiel) et créole martiniquais
- Monnaie : euro
- Décalage horaire : −5 h en hiver, −6 h en été par rapport à la France métropolitaine
- Vol depuis Paris : environ 8 h 30 à 9 h en direct vers l’aéroport Martinique Aimé-Césaire (Le Lamentin) : Air France depuis Roissy-CDG (Orly abandonné depuis le 29 mars 2026), Air Caraïbes et Corsair depuis Orly
- Formalités pour un Français : carte d’identité ou passeport en cours de validité pour un vol direct ; à vérifier sur service-public.gouv.fr
- Prise électrique : comme en métropole (230 V, prises françaises)
- Budget indicatif : environ 70 à 110 € par jour et par personne en petit budget, 150 à 250 € en confort, hors vol
L’essentiel : que faire en Martinique ?
- Se baigner dans le sud : Grande Anse des Salines, Sainte-Anne, Le Diamant
- Observer les tortues en snorkeling aux Anses-d’Arlet et à Grande Anse
- Gravir la montagne Pelée et parcourir les ruines de Saint-Pierre
- Traverser la forêt par la route de la Trace et le jardin de Balata
- Visiter une distillerie de rhum agricole (Habitation Clément, nord atlantique)
- Rejoindre les fonds blancs en bateau depuis Le François ou Le Robert
- Marcher sur la presqu’île de la Caravelle et découvrir le mémorial Cap 110
Quand partir en Martinique ?
La meilleure période est le carême, la saison sèche, d’environ décembre à avril : pluies plus faibles, alizés réguliers et pas de risque cyclonique. C’est aussi la haute saison, chère à Noël et en février. L’hivernage, de juin à novembre, est plus humide, avec un risque de cyclones maximal d’août à octobre. Juin offre souvent un bon compromis entre météo et prix. Normales Météo-France et conseils mois par mois dans notre article quand partir en Martinique.
Où aller en Martinique : les incontournables

Fort-de-France
Le chef-lieu se visite en une demi-journée : la bibliothèque Schœlcher, bâtiment à structure métallique, la cathédrale Saint-Louis, le grand marché couvert et ses épices, et le parc de la Savane face à la baie. Le fort Saint-Louis, toujours occupé par la Marine, se visite selon des modalités qui varient : renseignez-vous sur place. Venez le matin, quand la ville est la plus animée.
Les Trois-Îlets et l’Anse Mitan
Face à Fort-de-France, de l’autre côté de la baie, cette commune réunit une large offre d’hébergements, des plages et la marina de la Pointe du Bout. Des navettes maritimes relient la zone à Fort-de-France, ce qui évite les bouchons. On y visite aussi le domaine de la Pagerie, lieu de naissance de l’impératrice Joséphine.
Le sud : Sainte-Anne et les Salines
La pointe sud concentre les plages les plus fréquentées : la Grande Anse des Salines, longue plage bordée de cocotiers, et les anses voisines accessibles par le sentier du littoral. Sainte-Anne, petit bourg tranquille, sert de base. Le week-end, les Martiniquais viennent aussi en nombre : arrivez tôt.
Les Anses-d’Arlet et le rocher du Diamant
Sur la côte caraïbe, le bourg des Anses-d’Arlet, son église et son ponton, ainsi que Grande Anse, sont réputés pour le snorkeling, avec des tortues souvent visibles près du rivage. Plus au sud, le rocher du Diamant, îlot qui se dresse face à la côte, est un site de plongée connu. Anse Noire et Anse Dufour, deux petites criques voisines, valent aussi le détour.
Le Diamant et le mémorial Cap 110
Au Diamant, à l’Anse Caffard, le mémorial Cap 110 aligne des statues de pierre blanche tournées vers le large. Œuvre du sculpteur martiniquais Laurent Valère, inauguré en 1998, il rappelle le naufrage en 1830 d’un navire de traite clandestine, le dernier de ce type connu en Martinique. Son nom vient du cap 110, orientation du golfe de Guinée. Le site offre aussi un beau point de vue sur le rocher du Diamant.
Saint-Pierre et la montagne Pelée
Ancienne capitale économique de l’île, Saint-Pierre a été détruite par l’éruption de la montagne Pelée en 1902. On y parcourt les ruines du théâtre et de l’ancienne prison, et un musée retrace la catastrophe. La baie abrite des épaves de navires coulés lors de l’éruption, explorées en plongée. Le volcan (1 397 m) se gravit par plusieurs sentiers, dont celui de l’Aileron, au départ du Morne-Rouge : prévoyez une journée, de l’eau et un vêtement de pluie, le sommet étant souvent dans les nuages.
La route de la Trace et le jardin de Balata
La route de la Trace relie Fort-de-France au nord en traversant la forêt tropicale humide, entre les pitons du Carbet. Le jardin de Balata, sur son parcours, présente des milliers de plantes tropicales et des passerelles suspendues dans les arbres. Plusieurs sentiers partent de la route, comme la trace des Jésuites.
Le nord atlantique : Grand’Rivière et les distilleries
Au bout de la route, Grand’Rivière, village de pêcheurs adossé aux falaises, marque le départ d’un sentier côtier vers Le Prêcheur. La côte nord atlantique est aussi le pays de la canne : plusieurs distilleries de rhum agricole se visitent, comme à Basse-Pointe ou au Lorrain, et l’Habitation Clément, au François, combine distillerie, demeure créole et parc.
La presqu’île de la Caravelle et les fonds blancs
La presqu’île de la Caravelle, à Trinité, est une réserve naturelle parcourue par un sentier en boucle, entre mangrove, savane sèche et falaises, jusqu’aux ruines du château Dubuc. Plus au sud, au large du François et du Robert, les « fonds blancs » sont des hauts-fonds de sable où l’on a pied en pleine mer : on les rejoint en excursion en bateau, souvent avec un arrêt sur un îlet.
Le Prêcheur et l’Anse Couleuvre
Au bout de la route de la côte caraïbe, au Prêcheur, l’Anse Couleuvre est une plage de sable noir encadrée de falaises, dans la réserve naturelle marine du Prêcheur. Le parking ne compte qu’une dizaine de places : venez tôt. Les courants y rendent la baignade dangereuse ; on y vient surtout pour le paysage et pour randonner.
Que faire en Martinique : les activités selon vos envies
| Envie | Où en Martinique | Bon à savoir |
|---|---|---|
| Plages de sable blanc | Les Salines, Sainte-Anne, Anse Mitan | Arrivez tôt le week-end |
| Snorkeling, tortues | Les Anses-d’Arlet, Grande Anse, Anse Noire, Anse Dufour | Masque et tuba suffisent |
| Plongée | Rocher du Diamant, épaves de Saint-Pierre | Avec un club, selon votre niveau |
| Randonnée | Montagne Pelée, trace des Jésuites, Caravelle, Grand’Rivière – Le Prêcheur | Partez tôt, prévoyez la pluie |
| Histoire et culture | Saint-Pierre, Fort-de-France, la Pagerie, Cap 110 | Vérifiez les horaires des musées |
| Rhum et gastronomie | Habitation Clément, distilleries du nord, marchés | Rhum AOC, avec modération |
| Excursion en mer | Fonds blancs et îlets (Le François, Le Robert) | En bateau, avec un prestataire |
| Glisse | Le Vauclin, côte atlantique | Kitesurf pour pratiquants |
Itinéraires conseillés en Martinique
7 à 10 jours : le sud et le nord
- Jours 1 à 3 : installation aux Trois-Îlets ou dans le sud, plages des Salines, Sainte-Anne, sentier du littoral
- Jour 4 : Les Anses-d’Arlet, Anse Noire et Anse Dufour, snorkeling, point de vue sur le rocher du Diamant
- Jour 5 : Fort-de-France le matin (marché, bibliothèque Schœlcher), puis route de la Trace et jardin de Balata
- Jours 6 et 7 : Saint-Pierre, ascension de la montagne Pelée tôt le matin, Grand’Rivière
- Jours 8 à 10 : côte atlantique : presqu’île de la Caravelle, Habitation Clément, excursion aux fonds blancs
2 semaines : le tour complet
- Jours 1 à 5 : le sud (Sainte-Anne, Les Salines, Le Diamant, Les Anses-d’Arlet), avec une sortie plongée
- Jours 6 et 7 : Trois-Îlets et Fort-de-France, domaine de la Pagerie
- Jours 8 à 11 : le nord en changeant d’hébergement : Saint-Pierre, montagne Pelée, route de la Trace, Grand’Rivière, distilleries
- Jours 12 à 14 : la côte atlantique : Caravelle, Le François, fonds blancs et îlets, kitesurf au Vauclin pour les amateurs
Changer d’hébergement une ou deux fois (sud puis nord ou côte atlantique) évite de longs trajets quotidiens : la circulation est souvent dense autour de Fort-de-France et du Lamentin aux heures de pointe.
Budget pour un voyage en Martinique
| Poste (par jour) | Petit budget | Confort |
|---|---|---|
| Hébergement (chambre double ou gîte) | Environ 60 à 90 € | Environ 130 à 250 € |
| Repas (par personne) | Environ 20 à 35 € | Environ 50 à 80 € |
| Location de voiture | Environ 30 à 45 € | Environ 50 à 80 € |
| Activités (bateau, plongée, entrées) | Environ 0 à 20 € | Environ 30 à 80 € |
Le coût de la vie est plus élevé qu’en métropole, en particulier pour les produits importés. Les marchés, les petites épiceries et les snacks de plage proposant un plat du jour permettent de réduire la note. Le vol pèse souvent autant que le séjour, et son prix varie fortement selon la saison.
Se déplacer en Martinique
La voiture de location est presque indispensable : les transports en commun existent mais restent peu pratiques pour un visiteur, surtout le soir et le dimanche. On roule à droite avec un permis français. Les routes du nord sont étroites et sinueuses, et les embouteillages fréquents autour de Fort-de-France et du Lamentin aux heures de pointe : comptez en temps plutôt qu’en kilomètres.
Des navettes maritimes relient Fort-de-France aux Trois-Îlets (Pointe du Bout, Anse Mitan, Anse à l’Âne), une alternative pratique à la route pour visiter le chef-lieu. Pour les fonds blancs et les îlets, passez par une excursion en bateau depuis Le François ou Le Robert.
Où dormir en Martinique ?
- Les Trois-Îlets (Pointe du Bout, Anse Mitan) : la plus grande offre hôtelière, proche de l’aéroport et reliée en bateau à Fort-de-France ; pratique pour un premier séjour
- Sainte-Anne, Le Marin, Le Diamant : le sud plus sec, proche des belles plages ; gîtes, résidences et petits hôtels
- Les Anses-d’Arlet : plus calme, idéal pour le snorkeling et les couchers de soleil
- Le nord (Saint-Pierre, Le Carbet, Le Morne-Rouge) : base pour la montagne Pelée et la route de la Trace, gîtes au milieu de la végétation
- Côte atlantique (Le François, Trinité, Le Vauclin) : pour les fonds blancs, la Caravelle et la glisse
- Types d’hébergement : gîtes et locations meublées sont très répandus et souvent plus avantageux que l’hôtel pour une semaine
Formalités, santé, sécurité
Formalités : pour un Français, une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit pour un vol direct, y compris pour un mineur, sans autorisation de sortie du territoire. En cas d’escale dans un pays hors Union européenne ou Schengen, le passeport est nécessaire, et un mineur voyageant sans ses parents doit aussi présenter une autorisation de sortie du territoire. Les ressortissants d’autres pays doivent vérifier les règles d’entrée propres à la Martinique. Source : service-public.gouv.fr.
Santé : aucun vaccin obligatoire depuis la métropole. La dengue et d’autres maladies transmises par les moustiques circulent : utilisez un répulsif et couvrez-vous en fin de journée. Ne vous abritez jamais sous un mancenillier, arbre du littoral dont la sève et les fruits sont toxiques (souvent signalé par une marque rouge sur le tronc). En cas d’échouement important de sargasses, évitez de rester longtemps à proximité et suivez les avis de l’ARS Martinique. La carte Vitale est utilisable comme en métropole.
Sécurité : la côte atlantique connaît des courants et une houle forte : baignez-vous dans les zones surveillées et respectez les drapeaux. En saison cyclonique (juin à novembre), suivez les vigilances de Météo-France et de la préfecture. Ne laissez rien de visible dans votre voiture garée près des plages et des départs de randonnée.
Conseils pratiques
- Argent : euro, cartes bancaires largement acceptées, distributeurs dans les bourgs ; gardez un peu d’espèces pour les marchés et les snacks.
- Internet et téléphone : les forfaits de métropole incluent généralement l’outre-mer, mais vérifiez les conditions de votre opérateur ; la couverture peut être faible dans le nord et en forêt.
- Savoir-vivre : saluez en entrant dans un commerce et évitez la tenue de plage en ville. Le français est compris partout ; quelques mots de créole sont appréciés.
- Horaires : la journée commence tôt ; beaucoup de commerces ferment en milieu de journée, et le dimanche est très calme.
- Cuisine : goûtez les accras, le colombo, le blaff de poisson, le chiquetaille de morue et les sorbets coco ; le rhum agricole martiniquais bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée, à consommer avec modération.
- À emporter : crème solaire respectueuse des coraux, répulsif anti-moustiques, chaussures fermées pour la randonnée, vêtement de pluie léger.
Questions fréquentes sur un voyage en Martinique
Faut-il un passeport pour aller en Martinique ?
Non, pour un Français en vol direct, une carte d’identité en cours de validité suffit. Le passeport est nécessaire en cas d’escale dans un pays hors Union européenne ou Schengen.
Combien coûte un voyage d’une semaine en Martinique ?
Hors vol, comptez environ 70 à 110 € par jour et par personne en petit budget, et 150 à 250 € en confort. Le prix du vol varie fortement selon la saison.
Quelle est la meilleure période pour partir en Martinique ?
De décembre à avril, pendant le carême (saison sèche). Juin est un bon compromis pour payer moins cher. Septembre et octobre, au cœur de la saison cyclonique, sont les mois les moins favorables. Détails mois par mois dans notre article quand partir en Martinique.
Combien de jours faut-il pour visiter la Martinique ?
Une semaine à dix jours permettent de voir le sud, le nord et Fort-de-France. Deux semaines laissent le temps d’ajouter la côte atlantique et les fonds blancs sans courir.
Martinique ou Guadeloupe : laquelle choisir ?
Les deux îles ont le même climat et le même calendrier. La Martinique est plus compacte, avec un seul territoire principal ; la Guadeloupe est un archipel, avec plusieurs îles à découvrir en bateau. Consultez aussi notre guide de la Guadeloupe et la page quand partir en Guadeloupe pour comparer.
Que faut-il absolument voir en Martinique ?
Les plages du sud (Salines, Anses-d’Arlet), Saint-Pierre et la montagne Pelée, la route de la Trace et le jardin de Balata, la presqu’île de la Caravelle, une distillerie de rhum agricole et les fonds blancs en bateau.
Où faut-il être prudent pour se baigner en Martinique ?
Sur la côte atlantique et dans le nord (Anse Couleuvre, par exemple), où les courants et la houle sont forts. Préférez les plages surveillées de la côte caraïbe et du sud, et respectez les drapeaux.
Destination comparable : découvrez notre guide de voyage en Guadeloupe.
Nos sources
- Service-public.gouv.fr : documents pour voyager vers l’outre-mer (formalités vérifiées le 5 octobre 2026)
- Aéroport Martinique Aimé-Césaire : liaisons directes avec Paris
- Météo-France : normales climatiques de Fort-de-France
- Wikipédia : articles « Mémorial de l’Anse Caffard » et « Anse Couleuvre » (consultés le 5 octobre 2026)
- Notre méthodologie
Article mis à jour en octobre 2026.
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