L’Italie concentre sur un territoire à peine plus grand que la moitié de la France des villes d’art parmi les plus visitées au monde, des lacs alpins, des côtes rocheuses et deux grandes îles. Sans décalage horaire, dans la zone euro et accessible en avion comme en train, c’est une destination facile à organiser depuis la France. Ce guide de voyage en Italie répond aux questions que l’on se pose avant de partir : où aller, que voir, quel itinéraire suivre selon la durée, quel budget prévoir et comment se déplacer.
Italie : fiche pratique
- Capitale : Rome
- Langue : italien ; l’anglais est courant dans les lieux touristiques, moins dans les villages
- Monnaie : l’euro
- Décalage horaire : aucun avec la France, en été comme en hiver
- Vol depuis Paris : environ 2 h jusqu’à Rome, environ 1 h 30 jusqu’à Milan ; le nord est aussi accessible en train
- Formalités : pas de visa, carte d’identité ou passeport en cours de validité (pays de l’UE et de l’espace Schengen) ; à vérifier sur France Diplomatie
- Électricité : 230 V ; les fiches françaises fines (sans terre) entrent dans la plupart des prises, mais un adaptateur peut être utile pour les fiches épaisses
- Budget indicatif : environ 70 à 100 € par jour et par personne en voyage économique, 160 à 260 € en confort (plus à Venise, sur la côte amalfitaine et en août)
Quand partir en Italie ?
La meilleure période va d’avril à juin et de septembre à octobre : températures agréables, peu de pluie et moins de monde qu’en plein été. Juillet et août sont la saison de la mer, avec plus de 30 °C à Rome, Naples et Palerme, des prix au plus haut et des côtes très fréquentées autour du 15 août. De novembre à mars, il fait frais et plus pluvieux, mais c’est la bonne saison pour visiter les musées sans attente ou skier dans les Dolomites. Tous les détails, région par région et mois par mois, sont dans notre article quand partir en Italie.
Où aller en Italie : les incontournables
Que voir en Italie lors d’un premier séjour ? Le trio Rome, Florence, Venise reste le plus simple à enchaîner en train. Pour un deuxième voyage, ou si vous préférez la nature et la mer, le sud, les îles, les lacs et les Dolomites changent complètement d’ambiance. Le tableau ci-dessous aide à choisir.
| Votre envie | Où aller en Italie | Durée conseillée |
|---|---|---|
| Premier voyage, villes d’art | Rome, Florence, Venise | 7 à 10 jours |
| Campagne et villages | Toscane (Chianti, Val d’Orcia), Pouilles | 5 à 7 jours |
| Mer et côtes | Côte amalfitaine, Cinque Terre, Sardaigne, Sicile | 5 jours à 2 semaines |
| Lacs et montagne | Lacs de Côme, Majeur et de Garde, Dolomites | 4 à 7 jours |
| Archéologie | Rome, Pompéi et Herculanum, Agrigente, Syracuse | 3 à 7 jours |
| Road trip en voiture | Toscane, Dolomites, Pouilles, Sicile | 1 à 2 semaines |
Rome et le Vatican
La capitale demande au moins trois jours : le Colisée, le Forum romain et le Palatin, le Panthéon, la fontaine de Trevi, la place Navone, et au Vatican la basilique Saint-Pierre, les musées du Vatican et la chapelle Sixtine. Le quartier du Trastevere est le plus animé le soir. Réservez en ligne les billets du Colisée et des musées du Vatican, surtout en haute saison. Tous les détails dans notre guide de Rome.
Florence et la Toscane
Berceau de la Renaissance, Florence se visite à pied : le Duomo et sa coupole, la galerie des Offices, le David de Michel-Ange à la Galleria dell’Accademia, le Ponte Vecchio et les jardins de Boboli. Autour, la Toscane offre Sienne et sa place en coquille, Pise, San Gimignano et ses tours, et les collines du Chianti et du Val d’Orcia, idéales à explorer en voiture. Voir notre guide voyage en Toscane.
Venise
Ville bâtie sur une lagune, sans voitures, Venise se découvre en marchant et en vaporetto : la place et la basilique Saint-Marc, le palais des Doges, le pont du Rialto, le Grand Canal, puis les îles de Murano et Burano. Pour profiter de la ville plus calmement, dormez sur place et sortez tôt le matin ou le soir. La ville a mis en place ces dernières années des mesures pour réguler les visites à la journée : vérifiez les règles en vigueur sur le site officiel de la ville avant de partir. Plus de conseils dans notre guide de Venise.
Milan et les lacs italiens
Capitale économique du pays, Milan vaut une ou deux journées pour sa cathédrale (le Duomo), la galerie Victor-Emmanuel II, la Scala et la Cène de Léonard de Vinci, à réserver longtemps à l’avance. À une heure environ, les lacs de Côme, Majeur et de Garde alignent villages au bord de l’eau, villas et jardins, avec les Alpes en toile de fond.
Naples, Pompéi et la côte amalfitaine
Naples est la ville la plus vivante du sud : son centre historique classé, son Musée archéologique national et la pizza napolitaine justifient deux jours. À proximité, les sites de Pompéi et d’Herculanum, ensevelis par le Vésuve en 79, et l’ascension du volcan. Plus au sud, la côte amalfitaine (Positano, Amalfi, Ravello) et l’île de Capri sont superbes, mais très fréquentées et chères en été (voir notre guide de la côte amalfitaine).
Les Cinque Terre
Sur la côte ligure, ces cinq villages colorés accrochés aux falaises sont reliés par le train et par des sentiers de randonnée. Ils sont très fréquentés en été : le printemps et le début de l’automne sont plus agréables pour marcher. Certains sentiers sont payants ou temporairement fermés après des éboulements : renseignez-vous sur place.
Les Dolomites
Dans le nord-est, ces montagnes calcaires inscrites au patrimoine mondial se parcourent l’été en randonnée (Tre Cime di Lavaredo, lac de Braies, Val Gardena) et l’hiver à ski. Les routes de cols offrent aussi un beau road trip de fin juin à septembre.
La Sicile
La plus grande île de la Méditerranée peut occuper un séjour entier : Palerme et ses marchés, la vallée des Temples d’Agrigente, Syracuse et l’île d’Ortygie, la ville baroque de Noto, Taormine, et l’Etna, volcan actif que l’on peut approcher avec un guide quand l’activité le permet. C’est aussi la région où la saison de baignade dure le plus longtemps. Détails dans notre guide voyage en Sicile.
Les Pouilles et la Sardaigne
Le talon de la botte séduit par ses villages blancs, les trulli d’Alberobello, la ville baroque de Lecce et ses côtes sur deux mers. La Sardaigne, plus sauvage, est réputée pour ses plages et ses eaux claires, de la Costa Smeralda au sud de l’île. Une voiture est indispensable dans les deux régions. Voir aussi notre guide de la Sardaigne.
Itinéraires conseillés en Italie
Trois itinéraires selon la durée et le mode de transport : les deux premiers se font surtout en train, le troisième est un road trip en Italie pensé pour la voiture.
7 à 10 jours : Rome, Florence et Venise
- Jours 1 à 3 : Rome (Colisée, Forum, Vatican, centre historique)
- Jours 4 à 6 : train rapide pour Florence (environ 1 h 30), avec une journée à Sienne ou dans le Chianti
- Jours 7 et 8 : Venise (environ 2 h de train depuis Florence)
- Jours 9 et 10 : prolongation aux lacs ou à Milan, ou retour depuis Venise
2 semaines : Rome, Naples et la Sicile
- Jours 1 à 3 : Rome
- Jours 4 à 6 : Naples, Pompéi et le Vésuve
- Jours 7 et 8 : côte amalfitaine ou Capri
- Jour 9 : vol ou ferry de nuit pour la Sicile
- Jours 10 à 14 : Sicile en voiture (Palerme, Agrigente, Syracuse, Taormine et l’Etna)
Road trip en Italie (10 jours) : Toscane et Ombrie en voiture
- Jours 1 et 2 : Florence à pied (récupérez la voiture en partant : le centre est en ZTL)
- Jours 3 et 4 : Chianti, San Gimignano et Volterra
- Jours 5 et 6 : Sienne, puis le Val d’Orcia (Pienza, Montalcino)
- Jours 7 et 8 : Montepulciano, puis Assise et Pérouse en Ombrie
- Jours 9 et 10 : Lucques et Pise, retour à Florence ou vol depuis Pise
Autres road trips possibles : la route des cols des Dolomites (de fin juin à septembre), les Pouilles de Bari à Lecce, ou le tour de la Sicile. Garez-vous hors des centres historiques et repérez les panneaux ZTL à l’entrée des villes.
Budget pour un voyage en Italie
Les prix en Italie sont proches de ceux de la France, avec de fortes différences entre le nord et le sud, et entre la haute et la basse saison. Montants indicatifs par personne et par jour, hors vols internationaux :
| Poste | Petit budget | Confort |
|---|---|---|
| Hébergement (base chambre double partagée) | environ 30 à 50 € | environ 80 à 150 € |
| Repas | environ 25 à 35 € (pizzerias, trattorias simples) | environ 50 à 80 € |
| Transports (trains régionaux, bus, métro) | environ 10 à 20 € | environ 20 à 40 € |
| Activités et visites | environ 10 à 20 € | environ 20 à 40 € |
| Total par jour | environ 70 à 100 € | environ 160 à 260 € |
Dans beaucoup de villes, une taxe de séjour par nuit s’ajoute au prix de l’hébergement, payable sur place. Au restaurant, le « coperto » (couvert) est souvent facturé en plus. Les grands musées et sites archéologiques sont payants ; certains proposent une entrée gratuite certains jours, à vérifier sur leur site.
Se déplacer en Italie
- Train : le moyen le plus pratique entre les grandes villes. Les trains rapides relient Milan, Venise, Florence, Rome et Naples ; les trains régionaux, moins chers, desservent les petites villes. Pensez à valider les billets régionaux papier avant de monter.
- Voiture : indispensable pour la Toscane rurale, les Dolomites, les Pouilles, la Sicile et la Sardaigne. Les autoroutes sont payantes. Les centres historiques sont souvent en zone à trafic limité (ZTL), interdite aux véhicules non autorisés, avec des amendes envoyées par la suite. France Diplomatie signale de fréquents vols dans les voitures, en particulier de location : ne laissez rien de visible.
- Avion : des vols intérieurs relient le nord à la Sicile, à la Sardaigne et aux Pouilles : un gain de temps sur les longues distances.
- Ferries : ils desservent la Sicile, la Sardaigne, Capri, les îles Éoliennes et les lacs.
- En ville : métro à Rome, Milan et Naples, vaporetto à Venise ; les centres historiques se visitent surtout à pied.
Où dormir en Italie ?
À Rome, le centre historique (autour du Panthéon et de la place Navone) et le Trastevere permettent de tout faire à pied ; le quartier de la gare Termini est pratique mais moins charmant. À Florence, dormez dans le centre, à l’intérieur des anciens remparts. À Venise, loger dans la ville elle-même est plus cher que sur la terre ferme (Mestre), mais permet de profiter des soirées et des matins plus calmes. Sur la côte amalfitaine, Sorrente est une base souvent moins chère que Positano.
L’offre va des chambres d’hôtes (B&B) et des appartements aux hôtels de toutes catégories. À la campagne, les agritourismes (« agriturismo ») sont une bonne option en Toscane, en Ombrie et dans les Pouilles. En été et pendant les grands événements, réservez plusieurs mois à l’avance.
Formalités, santé et sécurité
- Entrée sur le territoire : pour un séjour de trois mois maximum, une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité suffit, y compris pour les mineurs (le livret de famille n’est pas un document de voyage). Les cartes d’identité délivrées entre janvier 2004 et décembre 2013 restent valables 5 ans de plus que la date inscrite, prorogation acceptée officiellement par l’Italie ; France Diplomatie recommande toutefois de voyager avec un passeport valide si la date de votre carte est dépassée. Un mineur qui voyage sans ses parents doit avoir une autorisation de sortie du territoire.
- Santé : pas de vaccin obligatoire ; soyez à jour du calendrier vaccinal français. Demandez votre carte européenne d’assurance maladie au moins 15 jours avant le départ. Protégez-vous des moustiques (virus du Nil occidental, notamment dans le nord) et de la chaleur en été. L’eau du robinet et des fontaines publiques est généralement potable.
- Vols : le pays est en vigilance normale, mais les vols à la tire sont fréquents dans les grandes villes, les transports et les gares. À Rome, France Diplomatie recommande une vigilance particulière dans le métro (ligne B) et sur les bus 40 et 64, qui desservent les sites touristiques. Gardez vos documents à l’hôtel et circulez avec des copies.
- Séismes et volcans : le risque sismique est élevé dans de nombreuses régions. Le Vésuve, les Champs Phlégréens, l’Etna et le Stromboli sont surveillés ; évitez de vous approcher de l’Etna et du Stromboli lors des périodes d’activité intense.
- Venise : consultez le calendrier des marées avant de partir en automne et en hiver (acqua alta).
- Urgences : composez le 112.
Conseils pratiques
- Argent : l’euro simplifie tout. La carte est acceptée presque partout, mais gardez un peu d’espèces pour les petits commerces et les villages. Utilisez de préférence les distributeurs situés à l’intérieur des banques.
- Internet : grâce à la réglementation européenne, votre forfait mobile français fonctionne en Italie sans frais d’itinérance dans la limite de votre offre. Une eSIM peut compléter un forfait avec peu de données à l’étranger. Évitez de saisir des données bancaires sur les wifi publics.
- Au café et au restaurant : un café pris debout au comptoir coûte moins cher qu’en salle. Le pourboire n’est pas obligatoire, le couvert étant souvent facturé ; on laisse quelques euros si le service a plu.
- Horaires : beaucoup de commerces ferment en début d’après-midi, surtout dans le sud, et certains musées ferment un jour par semaine : vérifiez avant de vous déplacer.
- Dans les églises : épaules et genoux couverts, une règle appliquée strictement à Saint-Pierre de Rome et dans les grandes basiliques.
- À la plage : les « lidos » (plages payantes équipées) sont surveillés ; France Diplomatie conseille de les privilégier aux plages libres non surveillées.
Les erreurs à éviter en Italie
- Entrer en voiture dans un centre historique en zone à trafic limité (ZTL) : l’amende est envoyée par la suite.
- Partir sans avoir réservé le Colisée, les musées du Vatican ou la Cène à Milan en haute saison.
- Oublier de valider un billet de train régional papier avant de monter.
- Visiter une grande basilique les épaules ou les genoux découverts.
- Laisser des affaires visibles dans une voiture de location.
- S’étonner du couvert (« coperto ») ajouté à l’addition : il est souvent facturé.
- Prévoir une visite le jour de fermeture hebdomadaire d’un musée.
Questions fréquentes sur un voyage en Italie
Faut-il un passeport pour aller en Italie ?
Non. L’Italie est membre de l’Union européenne et de l’espace Schengen : une carte nationale d’identité en cours de validité suffit aux Français pour un séjour de moins de trois mois. Si votre carte a été délivrée entre 2004 et 2013 et que sa date est dépassée, France Diplomatie recommande de voyager avec un passeport valide.
Quelle est la meilleure période pour partir en Italie ?
D’avril à juin et de septembre à octobre : températures agréables, peu de pluie et moins de monde qu’en juillet-août. Pour la plage, visez juin à septembre, et jusqu’en octobre en Sicile.
Combien coûte une semaine en Italie ?
Hors vols, comptez environ 70 à 100 € par jour et par personne en voyage économique, et 160 à 260 € en confort. Les prix grimpent en été, surtout à Venise et sur la côte amalfitaine.
Combien de jours faut-il pour visiter l’Italie ?
Une semaine permet de voir Rome, Florence et Venise en train. Deux semaines laissent le temps d’ajouter la Toscane rurale, ou de descendre vers Naples, la côte amalfitaine et la Sicile.
Faut-il louer une voiture en Italie ?
Pas pour les grandes villes, bien reliées par le train et où la circulation est limitée dans les centres historiques (ZTL). La voiture devient utile pour la campagne toscane, les Dolomites, les Pouilles, la Sicile et la Sardaigne.
Où aller en Italie pour un premier voyage ?
Rome, Florence et Venise : les trois villes se relient en train rapide et concentrent une grande partie des sites les plus connus du pays. Comptez 7 à 10 jours.
Quel itinéraire pour un road trip en Italie ?
La Toscane est la plus simple pour un premier road trip : Florence, le Chianti, Sienne, le Val d’Orcia, puis l’Ombrie, en 10 jours environ. Les Dolomites, les Pouilles et la Sicile se prêtent aussi à la voiture. Évitez de conduire dans les centres historiques (ZTL).
Nos sources
- France Diplomatie, Conseils aux voyageurs : Italie (entrée et séjour, santé, sécurité). Formalités vérifiées le 5 octobre 2026 sur France Diplomatie
- Normales climatiques 1991-2020 : NOAA (Rome-Ciampino, Milan-Linate), ISPRA (Venise, Naples), Organisation météorologique mondiale (Palerme-Boccadifalco)
- Notre méthodologie
Article mis à jour en octobre 2026.
Retrouvez nos autres destinations en Europe, comme la Grèce ou la Croatie.




















