La Roumanie est l’un des grands pays d’Europe de l’Est : les Carpates, la Transylvanie et ses villes saxonnes, les églises en bois du Maramureș, les monastères peints de Bucovine, le delta du Danube et la mer Noire. Le pays reste moins cher que l’Europe de l’Ouest et se prête bien aux circuits en voiture. Ce guide rassemble l’essentiel pour organiser votre voyage en Roumanie : que voir, itinéraires, budget et transports.
Roumanie : fiche pratique
- Capitale : Bucarest
- Langue : roumain, langue latine ; l’anglais est courant chez les jeunes et dans le tourisme, le français est parfois compris, le hongrois est parlé dans une partie de la Transylvanie
- Monnaie : le leu roumain (RON) ; la Roumanie n’utilise pas l’euro
- Décalage horaire : +1 h par rapport à la France, en été comme en hiver
- Vol depuis Paris : environ 3 h en vol direct jusqu’à Bucarest (Air France, TAROM)
- Formalités : pas de visa, passeport ou carte d’identité en cours de validité (pays de l’UE) ; carte d’identité « prolongée » non reconnue officiellement ; à vérifier sur France Diplomatie
- Électricité : 230 V, prises de type européen : pas d’adaptateur nécessaire pour les fiches françaises
- Budget indicatif : environ 45 à 75 € par jour et par personne en voyage économique, 110 à 180 € en confort
Quand partir en Roumanie ?
La meilleure période va de mai à juin et de septembre à début octobre : il fait doux en Transylvanie (21 à 25 °C l’après-midi), la montagne est accessible et la foule raisonnable. Juillet et août sont la saison de la mer Noire et des routes de haute montagne, avec plus de 30 °C l’après-midi à Bucarest. L’hiver est froid, mais c’est la saison des marchés de Noël et du ski. Tous les détails, région par région et mois par mois, sont dans notre article quand partir en Roumanie.
Où aller en Roumanie : les incontournables
Bucarest
La capitale surprend par ses contrastes : églises orthodoxes anciennes, villas Belle Époque, grands boulevards et architecture de l’ère communiste. Le palais du Parlement, l’un des plus grands bâtiments administratifs au monde, se visite sur réservation. Le centre historique (Lipscani), le musée du Village, en plein air au bord du lac Herăstrău, et l’Athénée roumain méritent le détour. Deux jours suffisent pour une première approche.
Brașov et le château de Bran
Au pied des Carpates, Brașov est une base idéale en Transylvanie : place du Conseil, Église noire gothique, ruelles et remparts. À une trentaine de kilomètres, le château de Bran est associé à la légende de Dracula, même si son lien avec Vlad l’Empaleur est ténu. Le château de Peleș, à Sinaia, ancienne résidence royale, et la citadelle de Râșnov complètent la région. France Diplomatie signale la présence d’ours dans les zones touristiques de la vallée de la Prahova, notamment à Sinaia et Predeal.
Sighișoara
Cette citadelle médiévale encore habitée, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, est l’une des villes les mieux conservées de Transylvanie. On y monte à la tour de l’Horloge, on emprunte l’escalier couvert jusqu’à l’église sur la colline et l’on découvre la maison natale présumée de Vlad III. Les villages saxons fortifiés des environs, comme Biertan, sont également inscrits au patrimoine mondial.
Sibiu
Ancienne capitale culturelle européenne, Sibiu séduit par ses grandes places, ses toits aux lucarnes en forme d’yeux et le pont des Menteurs. Le musée en plein air ASTRA, l’un des plus grands d’Europe, présente l’architecture rurale roumaine. La ville est une bonne étape avant la route Transfăgărășan et accueille un marché de Noël réputé.
Les Carpates et la route Transfăgărășan
La Transfăgărășan traverse les monts Făgăraș, les plus hauts du pays, jusqu’au lac glaciaire de Bâlea. Elle n’est ouverte qu’une partie de l’année, en général l’été et le début de l’automne. Les Carpates offrent de nombreux sentiers, dans les monts Bucegi, Piatra Craiului ou Retezat. France Diplomatie recommande de se renseigner auprès du secours en montagne Salvamont avant un itinéraire, de ne jamais partir seul et de rester très prudent face aux ours, dont la population est importante.
Le Maramureș
Dans l’extrême nord, le Maramureș est connu pour ses églises en bois aux clochers effilés, dont plusieurs sont inscrites au patrimoine mondial, ses portails sculptés et le « cimetière joyeux » de Săpânța, aux croix colorées et illustrées. La vie rurale y reste très présente. La région est proche de la frontière ukrainienne : France Diplomatie recommande d’éviter de s’approcher de cette frontière.
Les monastères de Bucovine
Au nord-est, les monastères de Bucovine sont couverts de fresques extérieures du XVIe siècle, d’une grande richesse de couleurs. Voroneț, Sucevița et Moldovița sont les plus connus et figurent au patrimoine mondial. Cette région se trouve elle aussi non loin de la frontière ukrainienne : informez-vous sur la situation avant de partir.
Le delta du Danube et la mer Noire
Le delta du Danube, réserve de biosphère inscrite au patrimoine mondial, est un immense dédale de bras d’eau, de lacs et de roselières. On le découvre en bateau depuis Tulcea, avec de nombreux oiseaux au printemps. Plus au sud, la côte de la mer Noire compte des stations animées comme Mamaia et Constanța, ville portuaire d’origine antique, ou Vama Veche, plus bohème.
Que faire en Roumanie : les expériences à ne pas manquer
- Faire le tour des villes saxonnes de Transylvanie : Brașov, Sighișoara et Sibiu
- Visiter le château de Bran, associé à la légende de Dracula, et le château de Peleș à Sinaia
- Rouler sur la Transfăgărășan jusqu’au lac glaciaire de Bâlea (route de haute montagne ouverte seulement en été)
- Voir les églises en bois du Maramureș et le Cimetière joyeux de Săpânța
- Faire le circuit des monastères peints de Bucovine
- Explorer le delta du Danube en bateau pour observer les oiseaux
- Découvrir Bucarest, ses grands boulevards et sa vieille ville
Itinéraires conseillés
7 à 10 jours : Bucarest et la Transylvanie
- Jours 1 et 2 : Bucarest
- Jour 3 : Sinaia (château de Peleș), puis Brașov
- Jour 4 : Bran et Râșnov
- Jours 5 et 6 : Sighișoara et les villages saxons (Biertan, Viscri)
- Jours 7 et 8 : Sibiu et le musée ASTRA
- Jours 9 et 10 : Transfăgărășan en saison, ou Cluj-Napoca, puis retour
2 semaines : grand tour
- Jours 1 et 2 : Bucarest
- Jours 3 à 5 : Sinaia, Brașov, Bran
- Jours 6 et 7 : Sighișoara et villages saxons
- Jours 8 et 9 : Sibiu et les Carpates
- Jours 10 et 11 : Cluj-Napoca et les Apuseni, ou le Maramureș
- Jours 12 à 14 : delta du Danube depuis Tulcea, ou mer Noire en été
Un vol aller vers Bucarest et un retour depuis Cluj-Napoca ou Sibiu permet d’éviter de revenir sur ses pas. La Roumanie se combine avec la Hongrie voisine, accessible en train ou en voiture depuis l’ouest du pays.
Budget pour un voyage en Roumanie
La Roumanie reste une destination abordable, même si les prix augmentent à Bucarest, à Brașov et sur la côte en été. La location de voiture représente souvent le principal poste pour un circuit. Montants indicatifs par personne et par jour, hors vols internationaux :
| Poste | Petit budget | Confort |
|---|---|---|
| Hébergement (base chambre double partagée) | environ 15 à 35 € | environ 50 à 90 € |
| Repas | environ 15 à 25 € | environ 30 à 50 € |
| Transports (trains, bus, part de location) | environ 8 à 12 € | environ 20 à 30 € |
| Activités et visites | environ 5 à 10 € | environ 15 à 25 € |
| Total par jour | environ 45 à 75 € | environ 110 à 180 € |
Dans les campagnes et les petites villes, les pensions familiales (pensiune) offrent un bon rapport qualité-prix et servent souvent les repas.
Se déplacer en Roumanie
- Train : le réseau relie Bucarest à Brașov, Sibiu, Cluj-Napoca, Sighișoara, Constanța et Iași. Les trains sont bon marché mais souvent lents ; vérifiez les durées de trajet.
- Bus et minibus : ils complètent le train pour les petites villes et certains sites, avec des horaires parfois difficiles à trouver en ligne.
- Voiture : c’est le moyen le plus souple pour les villages saxons, le Maramureș ou la Bucovine. La vignette routière (rovinieta) est obligatoire ; elle s’achète en ligne, à la frontière, dans les bureaux de poste ou dans certaines stations-service. France Diplomatie appelle à une grande vigilance sur la route (état variable, comportements dangereux).
- À Bucarest : métro, bus et tramways. France Diplomatie recommande d’éviter les taxis jaunes, en raison d’arnaques aux compteurs, et de privilégier d’autres modes de transport.
- Bateau : dans le delta du Danube, les déplacements se font en bateau depuis Tulcea.
Où dormir en Roumanie ?
À Bucarest, le centre historique est animé mais bruyant le soir ; les quartiers proches de la place de la Victoire ou de la place Romană sont plus calmes et bien desservis. En Transylvanie, logez dans les vieilles villes de Brașov, Sibiu et Sighișoara pour tout faire à pied. Dans les villages saxons et le Maramureș, des maisons d’hôtes restaurées offrent une expérience rurale.
Dans le delta du Danube, les pensions de villages accessibles en bateau sont souvent en pension complète. Sur la côte, les hôtels de Mamaia et de Constanța sont très demandés en juillet-août : réservez tôt.
Formalités, santé et sécurité
- Entrée sur le territoire : la Roumanie est membre de l’Union européenne. Les Français y entrent avec un passeport ou une carte nationale d’identité en cours de validité, sans visa. La Roumanie n’a pas reconnu officiellement la prolongation de 5 ans des cartes d’identité délivrées entre 2004 et 2013 : France Diplomatie recommande fortement un passeport valide dans ce cas. Au-delà de 90 jours, un enregistrement auprès des autorités est obligatoire.
- Santé : soyez à jour du calendrier vaccinal français et emportez la carte européenne d’assurance maladie. Selon les conditions du séjour, France Diplomatie mentionne les vaccins contre l’hépatite A, la typhoïde, l’encéphalite à tiques, la rage ou l’hépatite B. Protégez-vous des tiques en forêt et des moustiques (fièvre du Nil occidental). Des chiens errants subsistent dans certaines villes.
- Sécurité : l’ensemble du pays est en vigilance normale. La délinquance reste faible, mais des pickpockets opèrent dans les lieux publics et les transports. France Diplomatie recommande d’éviter le quartier de Ferentari, à Bucarest, et de ne pas s’approcher des frontières avec l’Ukraine, en raison du conflit.
- Risques naturels : la Roumanie est en zone sismique. En montagne, informez-vous auprès de Salvamont et soyez très prudent face aux ours, présents jusque dans des zones touristiques fréquentées.
- Urgences : le numéro européen 112 fonctionne gratuitement, y compris en anglais.
Conseils pratiques
- Argent : la carte bancaire est largement acceptée en ville ; gardez des lei pour les marchés, les pensions rurales et les petits commerces. Quand un terminal propose de débiter en euros, choisissez le paiement en lei.
- Internet : grâce à la réglementation européenne, votre forfait mobile français fonctionne en Roumanie sans frais d’itinérance, dans la limite de votre offre.
- Savoir-vivre : dans les églises et monastères, une tenue couvrant les épaules et les genoux est attendue ; les femmes peuvent devoir se couvrir la tête dans certains monastères.
- Ours : ne nourrissez jamais un ours (c’est interdit), ne vous en approchez pas et ne courez pas ; si un véhicule ou un bâtiment est proche, mettez-vous à l’abri.
- Langue : quelques mots sont appréciés : bună ziua (bonjour), mulțumesc (merci).
La Roumanie se combine avec la Hongrie à l’ouest et la Bulgarie au sud, de l’autre côté du Danube. Pour choisir vos dates, voyez quand partir en Roumanie.
Questions fréquentes sur un voyage en Roumanie
Faut-il un passeport pour aller en Roumanie ?
Non, une carte nationale d’identité en cours de validité suffit. Si votre carte fait partie de celles « prolongées » de 5 ans, la Roumanie ne reconnaît pas officiellement cette prolongation : partez avec un passeport valide.
La Roumanie est-elle un pays sûr ?
Oui, l’ensemble du pays est en vigilance normale selon France Diplomatie. Restez attentif aux pickpockets et aux taxis jaunes à Bucarest, et évitez les abords de la frontière ukrainienne.
Quelle monnaie utiliser en Roumanie ?
Le leu roumain (RON). La carte bancaire est très utilisée ; gardez des espèces pour la campagne.
Combien de jours pour visiter la Roumanie ?
Une semaine à dix jours pour Bucarest et la Transylvanie. Deux semaines pour ajouter le Maramureș, la Bucovine ou le delta du Danube.
Quelle est la meilleure période pour partir en Roumanie ?
Mai-juin et septembre-début octobre pour un circuit ; juillet-août pour la mer Noire et la haute montagne ; décembre pour les marchés de Noël.
Que voir en Roumanie en 10 jours ?
En dix jours, combinez Bucarest, la Transylvanie (Brașov, Bran, Sighișoara, Sibiu) et, selon la saison, la Transfăgărășan. Le Maramureș, la Bucovine et le delta du Danube demandent plutôt deux semaines.
Quel budget pour une semaine en Roumanie ?
Sur la base de nos estimations par personne et par jour (environ 45 à 75 € en petit budget, 110 à 180 € en confort), une semaine sur place revient à environ 315 à 525 € en petit budget et 770 à 1 260 € en confort, hors vols internationaux.
Nos sources
- France Diplomatie, Conseils aux voyageurs : Roumanie (entrée et séjour, santé, sécurité). Formalités vérifiées le 5 octobre 2026 sur France Diplomatie
- Organisation météorologique mondiale, normales 1991-2020 de Bucarest-Băneasa, Cluj-Napoca, Sibiu et Constanța (NOAA)
- Notre méthodologie
Article mis à jour en octobre 2026.
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