Pour un voyage en Croatie, concentrez-vous sur la côte dalmate (Split, Dubrovnik et les îles), les lacs de Plitvice et l’Istrie : comptez 7 à 10 jours pour la côte, deux semaines de Zagreb à Dubrovnik, et environ 70 à 100 € par jour et par personne en voyage économique. La Croatie associe une côte adriatique de plus de mille îles, des villes historiques classées au patrimoine mondial et des parcs nationaux connus pour leurs lacs et leurs cascades. À environ deux heures de vol de Paris, dans la zone euro et l’espace Schengen, elle se prépare facilement. Voici que voir, que faire, quel itinéraire suivre et quel budget prévoir.
Croatie : fiche pratique
- Capitale : Zagreb
- Langue : croate ; l’anglais est courant dans les lieux touristiques, l’allemand et l’italien aussi sur la côte
- Monnaie : l’euro, depuis janvier 2023
- Décalage horaire : aucun, même heure qu’en France en été comme en hiver
- Vol depuis Paris : vols directs vers Zagreb toute l’année (Air France, Croatia Airlines), vers Split et Dubrovnik surtout en saison, environ 2 h à 2 h 30
- Formalités : pas de visa, carte d’identité ou passeport valide pendant tout le séjour (pays de l’UE et de l’espace Schengen) ; à vérifier sur France Diplomatie
- Électricité : 230 V, prises de type européen : pas d’adaptateur nécessaire pour les fiches françaises
- Budget indicatif : environ 70 à 100 € par jour et par personne en voyage économique, 160 à 260 € en confort (plus en juillet-août à Dubrovnik et Hvar)
Quand partir en Croatie ?
La meilleure période va de mai à juin et couvre aussi septembre : il fait chaud sur la côte, la mer devient agréable, les ferries vers les îles circulent régulièrement et la foule reste raisonnable. Juillet et août sont la haute saison balnéaire, très ensoleillée mais saturée à Dubrovnik, à Split et à Hvar, avec des prix au plus haut et un risque de feux de forêt sur le littoral. De novembre à mars, la côte est douce mais pluvieuse et les îles tournent au ralenti, tandis que Zagreb, au climat continental, devient froide. Tous les détails, région par région et mois par mois, sont dans notre article quand partir en Croatie.
Où aller en Croatie : les incontournables
Dubrovnik
Tout au sud du pays, l’ancienne république de Raguse est entourée de remparts que l’on peut parcourir à pied sur près de deux kilomètres, avec vue sur les toits de tuiles et la mer. La vieille ville, inscrite au patrimoine mondial, se visite en une journée, mais deux ou trois jours permettent d’ajouter l’île de Lokrum, le téléphérique du mont Srđ et le village de Cavtat. En été, la ville est très fréquentée : visitez les remparts à l’ouverture ou en fin de journée.
Split et le palais de Dioclétien
Deuxième ville du pays, Split s’est construite dans et autour du palais que l’empereur romain Dioclétien fit bâtir au début du IVe siècle. Ses ruelles, son péristyle et la cathédrale Saint-Domnius, aménagée dans l’ancien mausolée impérial, forment un centre historique vivant, classé par l’Unesco. Split est aussi le principal port pour rejoindre les îles dalmates. À quelques kilomètres, la petite ville de Trogir, également inscrite au patrimoine mondial, mérite une demi-journée.
Hvar, Brač, Vis et Korčula
Les îles dalmates sont l’une des raisons principales d’un voyage en Croatie. Hvar est la plus fréquentée, avec sa ville animée en été et la plaine de Stari Grad, classée par l’Unesco. Brač est connue pour la plage de Zlatni Rat, près de Bol. Vis, plus éloignée et longtemps fermée aux étrangers, est plus tranquille. Korčula, plus au sud, a une vieille ville fortifiée et se combine facilement avec Dubrovnik et la presqu’île de Pelješac, réputée pour ses vins.
Le parc national des lacs de Plitvice
Entre Zagreb et la côte, Plitvice est un ensemble de seize lacs en terrasses reliés par des cascades, que l’on parcourt sur des passerelles en bois. C’est le parc national le plus visité du pays et un site du patrimoine mondial. La baignade y est interdite. En été, arrivez à l’ouverture ou en fin d’après-midi pour éviter les files d’attente, et achetez votre billet en ligne à l’avance.
Šibenik et le parc national de Krka
Šibenik possède la cathédrale Saint-Jacques, entièrement bâtie en pierre et inscrite au patrimoine mondial. À proximité, le parc national de Krka est connu pour ses cascades, dont celle de Skradinski buk, accessibles par des sentiers et des passerelles. La baignade y est désormais interdite. Le parc se rejoint facilement depuis Split ou Zadar.
Zadar
Zadar est une ville portuaire au centre historique compact, avec un forum romain, l’église Saint-Donat et, sur le front de mer, l’orgue marin, qui produit des sons au rythme des vagues, et l’installation lumineuse « Salutation au Soleil ». C’est une bonne base pour les îles de l’archipel de Zadar, le parc des Kornati et le parc de Paklenica pour la randonnée.
L’Istrie : Rovinj, Pula et les villages de l’intérieur
La péninsule du nord-ouest a longtemps été vénitienne puis italienne, ce qui se ressent dans son architecture et sa cuisine. Rovinj est une petite ville colorée sur la mer ; Pula possède un amphithéâtre romain parmi les mieux conservés ; Poreč abrite la basilique euphrasienne, classée par l’Unesco. À l’intérieur, les villages perchés de Motovun et Grožnjan, la truffe et l’huile d’olive justifient quelques jours en voiture.
Zagreb
La capitale est souvent oubliée des voyageurs qui foncent vers la côte. Sa ville haute (Gornji grad), l’église Saint-Marc et son toit de tuiles colorées, ses marchés et ses nombreux musées, dont le musée des Relations brisées, méritent une ou deux journées. En décembre, l’Avent transforme le centre en grand marché de Noël.
Itinéraires conseillés
7 à 10 jours : la côte dalmate
- Jours 1 à 3 : Split et Trogir
- Jours 4 et 5 : Hvar ou Brač en catamaran ou en ferry
- Jour 6 : Korčula
- Jours 7 à 9 : Dubrovnik, Lokrum et Cavtat
- Jour 10 : vol de retour depuis Dubrovnik, ou excursion vers la baie de Kotor (Monténégro) si votre vol le permet
2 semaines : de Zagreb à Dubrovnik
- Jours 1 et 2 : Zagreb
- Jour 3 : lacs de Plitvice (nuit sur place ou à proximité)
- Jours 4 et 5 : Zadar
- Jour 6 : Šibenik et le parc de Krka
- Jours 7 à 9 : Split, Trogir et une île (Hvar ou Brač)
- Jours 10 et 11 : Korčula ou la presqu’île de Pelješac
- Jours 12 à 14 : Dubrovnik
Avec trois semaines, ajoutez l’Istrie (Rovinj, Pula, Motovun) au début du circuit, ou l’île de Vis. Pour un itinéraire linéaire, réservez un vol aller vers Zagreb et un vol retour depuis Dubrovnik, ou l’inverse.
Budget pour un voyage en Croatie
La Croatie n’est plus une destination bon marché sur la côte en été : l’hébergement à Dubrovnik, à Split et à Hvar coûte souvent autant qu’en France. Les repas et les transports restent plus abordables, surtout à l’intérieur du pays. Montants indicatifs par personne et par jour, hors vols internationaux :
| Poste | Petit budget | Confort |
|---|---|---|
| Hébergement (base chambre double partagée) | environ 30 à 50 € | environ 80 à 150 € |
| Repas | environ 25 à 35 € (boulangeries, snacks, konoba simples) | environ 50 à 70 € |
| Transports (bus, ferries, location) | environ 10 à 20 € | environ 25 à 40 € |
| Activités et visites | environ 5 à 15 € | environ 15 à 40 € |
| Total par jour | environ 70 à 100 € | environ 160 à 260 € |
Les droits d’entrée des parcs nationaux (Plitvice, Krka) et des remparts de Dubrovnik représentent un poste non négligeable et varient selon la saison. Les catamarans rapides vers les îles sont plus chers que les ferries classiques.
Se déplacer en Croatie
- Ferries et catamarans : le moyen principal pour rejoindre les îles, depuis Split, Zadar, Rijeka, Dubrovnik ou Makarska. L’opérateur public Jadrolinija et des compagnies privées assurent les liaisons, beaucoup plus nombreuses en été. Les catamarans ne prennent que les passagers ; pour embarquer une voiture en juillet-août, présentez-vous tôt ou réservez quand c’est possible. La bora peut provoquer des annulations l’hiver.
- Bus : le réseau de bus interurbains est dense et relie toutes les villes de la côte, Zagreb et Plitvice. C’est la solution la plus simple sans voiture.
- Voiture : pratique pour l’Istrie, Plitvice et les petites routes côtières. Les autoroutes sont à péage. Depuis l’ouverture du pont de Pelješac en 2022, on peut rejoindre Dubrovnik depuis Split sans traverser le corridor de Neum en Bosnie-Herzégovine. Le stationnement est difficile et payant dans les vieilles villes en été.
- Train : le réseau est limité et lent ; il relie Zagreb à Split, mais le bus est souvent plus rapide.
- Avion : des vols intérieurs relient Zagreb à Split, à Dubrovnik et à d’autres villes côtières : utile pour gagner du temps.
- Voilier : la location de voilier, avec ou sans skipper, est une façon répandue de découvrir les îles dalmates.
Où dormir en Croatie ?
La Croatie compte beaucoup de locations chez l’habitant : chambres (sobe) et appartements (apartmani), souvent signalés par un panneau devant la maison, à côté des hôtels, des auberges de jeunesse et de nombreux campings, très développés en Istrie et en Dalmatie. À Dubrovnik, la vieille ville est la plus chère ; les quartiers de Lapad et de Gruž, reliés par bus, sont plus abordables. À Split, logez dans le centre historique ou le quartier de Varoš pour tout faire à pied. Sur Hvar, la ville de Hvar est animée et bruyante en été ; Stari Grad et Jelsa sont plus calmes.
Pour Plitvice, dormir dans les villages voisins permet d’entrer dans le parc dès l’ouverture. Dans les îles, beaucoup d’établissements ne sont ouverts que de mai à octobre environ. En juillet-août, réservez plusieurs mois à l’avance.
Formalités, santé et sécurité
- Entrée sur le territoire : pour un séjour touristique de moins de trois mois, une carte nationale d’identité ou un passeport valide pendant toute la durée du séjour suffit, sans visa. Les cartes d’identité délivrées entre 2004 et 2013 restent valables 5 ans après la date inscrite et sont acceptées par les autorités croates, mais France Diplomatie conseille de préférer un passeport valide. Chaque mineur doit avoir son propre passeport ou sa propre carte d’identité ; le livret de famille n’a pas de valeur à l’étranger.
- Douane : les contrôles sont très vigilants aux frontières terrestres, notamment en provenance de pays hors Union européenne (Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie), et les amendes peuvent être lourdes.
- Santé : pas de vaccin obligatoire ; soyez à jour du calendrier vaccinal français. La carte européenne d’assurance maladie est vivement recommandée. Protégez-vous des moustiques (dengue, virus du Nil occidental) et des tiques en zone rurale ou forestière (encéphalite à tiques), surtout au printemps et en été.
- Feux de forêt : d’importants incendies touchent chaque été le littoral. Ne faites jamais de feu, suivez les consignes des autorités et composez le 112 en cas d’urgence.
- Sécurité : l’ensemble du pays est en vigilance normale selon France Diplomatie. La petite délinquance augmente l’été sur le littoral : attention aux pickpockets. En montagne, la présence d’ours et de loups demande de la vigilance. L’activité sismique est modérée.
- Anciennes zones minées : selon France Diplomatie, le gouvernement croate a annoncé en 2026 que le déminage du pays était achevé.
Conseils pratiques
- Argent : l’euro simplifie tout. La carte est acceptée presque partout en ville, mais prévoyez des espèces pour les marchés, les petits restaurants et certaines locations chez l’habitant. Les distributeurs sont nombreux, sauf dans les plus petites îles. Il est d’usage d’arrondir l’addition ou de laisser environ 10 % au restaurant si le service vous a satisfait.
- Internet : grâce à la réglementation européenne, votre forfait mobile français fonctionne en Croatie sans frais d’itinérance dans la limite de votre offre. Attention en revanche lors des excursions en Bosnie-Herzégovine ou au Monténégro, hors Union européenne : l’itinérance y est facturée à part. Une eSIM peut alors être utile.
- Tenue en ville : plusieurs villes du littoral, dont Split et Hvar, peuvent verbaliser les personnes qui circulent en maillot de bain ou torse nu en dehors des plages. Dans les églises, couvrez épaules et genoux.
- Plages : la côte est surtout faite de galets et de rochers : des chaussures aquatiques sont utiles. Les plages de sable sont rares.
- Eau et soleil : l’été, la réverbération sur la pierre blanche des vieilles villes est forte : chapeau, crème solaire et eau sont indispensables.
- Savoir-vivre : quelques mots de croate sont appréciés : dobar dan (bonjour), hvala (merci). Respectez le calme des quartiers résidentiels le soir.
Les erreurs à éviter lors d’un voyage en Croatie
- Réserver trop tard pour juillet-août : à Dubrovnik, Split et Hvar, l’hébergement part plusieurs mois à l’avance et ses prix s’envolent.
- Se promener en maillot de bain en ville : Split et Hvar, notamment, peuvent verbaliser les personnes en maillot ou torse nu hors des plages.
- Faire un aller-retour inutile : pour un circuit linéaire, réservez un vol aller vers Zagreb et un retour depuis Dubrovnik (ou l’inverse).
- Oublier les chaussures aquatiques : la côte est surtout faite de galets et de rochers.
- Partir sans espèces dans les petites îles : les distributeurs y sont rares, et certains marchés ou locations chez l’habitant ne prennent pas la carte.
- Oublier le roaming hors UE : lors d’une excursion en Bosnie-Herzégovine ou au Monténégro, votre forfait français n’est plus couvert par la réglementation européenne.
- Négliger le risque d’incendie : ne faites jamais de feu en été et composez le 112 en cas d’urgence.
À lire aussi : quand partir en Croatie, mois par mois, notre guide de voyage en Italie, de l’autre côté de l’Adriatique, notre guide Grèce pour une autre destination d’îles, et toutes nos destinations en Europe.
Questions fréquentes sur un voyage en Croatie
Faut-il un passeport pour aller en Croatie ?
Non. La Croatie est membre de l’Union européenne et de l’espace Schengen : une carte nationale d’identité valide pendant tout le séjour suffit aux Français, sans visa. France Diplomatie conseille toutefois de préférer un passeport valide si votre carte d’identité fait partie de celles prolongées de 5 ans (délivrées entre 2004 et 2013).
Quelle est la meilleure période pour partir en Croatie ?
De mai à juin et en septembre : chaleur agréable, mer baignable à partir de juin, liaisons régulières vers les îles et moins de monde qu’en juillet-août.
Combien coûte une semaine en Croatie ?
Hors vols, comptez environ 70 à 100 € par jour et par personne en voyage économique, et 160 à 260 € en confort. Les prix augmentent fortement en juillet-août sur la côte, surtout à Dubrovnik et à Hvar.
Combien de jours faut-il pour visiter la Croatie ?
Une semaine à dix jours permettent de découvrir la côte dalmate entre Split et Dubrovnik avec une ou deux îles. Deux semaines laissent le temps d’ajouter Zagreb, Plitvice, Zadar et Krka ; trois semaines, l’Istrie.
Peut-on visiter la Croatie sans voiture ?
Oui. Les bus relient toutes les villes de la côte, Zagreb et Plitvice, et les ferries et catamarans desservent les îles. La voiture reste plus pratique pour l’Istrie et les petits villages.
Quel budget pour 10 jours en Croatie ?
En vous basant sur nos fourchettes par jour, comptez environ 700 à 1 000 € par personne en voyage économique et 1 600 à 2 600 € en confort, hors vols internationaux. Prévoyez nettement plus en juillet-août à Dubrovnik et à Hvar.
Où aller en Croatie pour un premier voyage ?
La côte dalmate est l’option la plus simple : Split et Trogir, une île (Hvar ou Brač), Korčula puis Dubrovnik, en 7 à 10 jours. Avec deux semaines, partez de Zagreb et ajoutez les lacs de Plitvice, Zadar et le parc de Krka.
Nos sources
- France Diplomatie, Conseils aux voyageurs : Croatie (entrée et séjour, santé, sécurité). Formalités vérifiées le 5 octobre 2026 sur France Diplomatie
- Service météorologique et hydrologique croate (DHMZ), normales climatiques des stations de Zagreb, Zadar, Split et Dubrovnik
- Notre méthodologie
Article mis à jour en octobre 2026.
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