Le mal des transports (ou cinétose) se traduit par des nausées, des sueurs froides, une pâleur, parfois des vomissements, en voiture, en bateau, en avion ou en train. Il vient d’un désaccord entre ce que voient les yeux et ce que perçoit l’oreille interne. Pour le limiter : choisir la place qui bouge le moins, regarder l’horizon, éviter les écrans, manger léger sans partir à jeun ; un médicament peut être pris avant le départ, sur conseil du pharmacien ou du médecin.
Ce guide reprend les recommandations de l’Assurance maladie (ameli.fr) et du NHS britannique, consultées le 23 octobre 2026. Il ne remplace pas l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin, notamment pour un enfant, une femme enceinte ou une personne sous traitement. Notre apport : un tableau de la meilleure place selon le moyen de transport et un calendrier de prise des médicaments calculé à partir de l’heure de départ.
L’essentiel sur le mal des transports
- Très fréquent chez les enfants de 2 à 12 ans, rare chez le nourrisson (ameli.fr).
- Le bateau le provoque le plus souvent, devant l’avion, la voiture, le car et le train.
- Les symptômes disparaissent en général quelques minutes après l’arrêt.
- Prévention : place stable, regard sur l’horizon, air frais, pas d’écran ni de lecture, repas léger.
- Médicament par la bouche : 30 min à 1 h avant le départ ; patch (sur ordonnance) : 6 à 12 h avant.
- Consultez si les symptômes résistent, se répètent, ou s’accompagnent de fièvre ou de vertiges.
Pourquoi a-t-on le mal des transports ?
Selon ameli.fr, le mal des transports vient d’une réponse inadaptée du cerveau : les yeux perçoivent un mouvement (les virages, les vagues) tandis que le système vestibulaire, l’organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne, enregistre une impression contraire. Le cerveau reçoit des informations incohérentes et l’organisme ne parvient pas à s’adapter. Le NHS décrit le même mécanisme. Les trajets sinueux, les routes de montagne, les turbulences et la mer agitée l’aggravent. Si les turbulences vous angoissent plus qu’elles ne vous rendent malade, lisez notre guide sur la peur de l’avion et comment la surmonter.
Les symptômes
- d’abord une sensation d’inconfort dans le haut du ventre et des nausées (« mal au cœur ») ;
- chez le jeune enfant : dégoût des aliments, pleurs, agitation, bâillements ;
- ensuite : pâleur, sueurs froides, salivation importante, vomissements, respiration accélérée ;
- le NHS cite aussi les vertiges et les maux de tête.
Ameli.fr précise que le mal des transports s’atténue avec la répétition des voyages ou au bout de deux à trois jours lors d’un déplacement prolongé, une croisière par exemple. Au retour à terre, une impression de tangage peut persister quelques heures à quelques jours : c’est le « mal de terre ».
Personnes plus exposées : les enfants de 2 à 12 ans, certaines femmes (pendant les règles ou la grossesse), les personnes migraineuses ou ayant des troubles de l’équilibre. Avoir déjà été malade peut créer une appréhension qui renforce les symptômes, parfois avant même le départ.

La meilleure place selon le moyen de transport
| Transport | Où s’installer | À faire aussi |
|---|---|---|
| Voiture | Devant, voire conduire ; pour un enfant, au centre à l’arrière, siège réglé pour voir dehors | Conduite régulière, éviter les heures de pointe et les routes à virages, pauses fréquentes |
| Car | À l’avant | Regard vers l’extérieur, aération |
| Train | Dans le sens de la marche, côté fenêtre | Pas de lecture ni d’écran |
| Avion | Au milieu de l’appareil, au niveau des ailes | Diriger la ventilation vers le visage |
| Bateau | Au milieu, près du niveau de l’eau (cabine) ; sur le pont si le temps le permet | Regarder l’horizon, rester à l’air |
Avant et pendant le trajet : les bons gestes
- Manger léger, mais pas à jeun : la faim peut majorer les symptômes. Évitez repas copieux, aliments gras ou épicés, alcool et tabac avant et pendant le trajet.
- Fixer l’horizon et garder la tête stable (appui-tête, petit coussin).
- Pas de lecture ni d’écran : ils favorisent le mal des transports (ameli.fr, NHS).
- Air frais : bonne aération, pas trop chaud dans l’habitacle.
- Respirer calmement, écouter de la musique, faire des pauses pour marcher.
- Avec un enfant : partir à l’heure de la sieste (les symptômes sont moindres pendant le sommeil), le distraire par des histoires ou des chansons, s’arrêter souvent.
- Gingembre : le NHS mentionne qu’on peut l’essayer (comprimé, biscuit, infusion).
Aux premiers symptômes : ouvrez la fenêtre, montez sur le pont, descendez faire quelques pas, allongez-vous quelques minutes avec un linge frais sur le front. En cas de vomissements, buvez des boissons sucrées ou salées pour éviter la déshydratation, surtout chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Les médicaments : ce que dit l’Assurance maladie
Ameli.fr distingue trois familles. Le choix revient au pharmacien, au médecin ou au pédiatre selon l’âge et l’état de santé ; il est fortement déconseillé d’en associer plusieurs.
| Famille (exemples cités par ameli.fr) | Accès | Précautions indiquées |
|---|---|---|
| Métopimazine (Vogalib) | En accès libre en pharmacie | Mouvements involontaires possibles ; efficacité mal établie chez l’enfant |
| Antihistaminiques : dimenhydrinate (Mercalm, Nausicalm), diphénhydramine (Nautamine) | Sans ordonnance sur conseil du pharmacien (plus en accès libre) | Pas avant 2 ans, voire 6 ans pour le dimenhydrinate ; somnolence, bouche sèche |
| Scopolamine en patch (Scopoderm) | Sur ordonnance | Pas avant 15 ans ; fortement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement |
Après la prise d’un de ces médicaments, ameli.fr recommande d’éviter l’alcool et la conduite (baisse de vigilance). Ils ne doivent pas être pris en cas de glaucome ou de troubles urinaires liés à la prostate, et seulement sur avis médical pendant la grossesse, l’allaitement ou en cas de tendance à la constipation. Chez l’enfant qui vomit, la dompéridone est à éviter avant 12 ans et le métoclopramide est contre-indiqué avant 18 ans.
À quelle heure prendre son médicament ?
Ameli.fr indique : par la bouche, une demi-heure à une heure avant le départ ; en patch, 6 à 12 heures avant, derrière une oreille, à retirer à la fin du voyage et au plus tard au bout de 72 heures. Calcul Destination de Voyage d’après ces délais :
| Départ | Comprimé : à prendre | Patch (ordonnance) : à poser | Patch : à retirer |
|---|---|---|---|
| Ferry ou vol à 7h | entre 06h et 06h30 | entre 19h (la veille) et 01h | fin du voyage, et au plus tard 72 h après la pose |
| Départ en voiture à 9h | entre 08h et 08h30 | entre 21h (la veille) et 03h | fin du voyage, et au plus tard 72 h après la pose |
| Excursion en bateau à 14h | entre 13h et 13h30 | entre 02h et 08h | fin du voyage, et au plus tard 72 h après la pose |
| Vol de nuit à 22h | entre 21h et 21h30 | entre 10h et 16h | fin du voyage, et au plus tard 72 h après la pose |
Quand consulter ?
Selon ameli.fr, prenez rendez-vous avec votre médecin si le mal des transports résiste aux précautions et aux médicaments sans ordonnance, revient presque à chaque trajet, entraîne une gêne importante, provoque des nausées par anticipation, ou s’accompagne d’autres symptômes comme de la fièvre. Consultez systématiquement en cas de fièvre ou de vertiges.
Préparer un voyage sensible
Pour une croisière, choisissez une cabine centrale et basse et consultez notre guide croisière. Pour un road trip, prévoyez des étapes plus courtes sur les routes sinueuses. En altitude, ne confondez pas avec le mal des montagnes, et après un long-courrier avec le jet lag. Pensez à glisser les médicaments dans la valise cabine.
Questions fréquentes sur le mal des transports
Comment éviter le mal des transports en voiture ?
Asseyez-vous devant (ou conduisez), regardez l’horizon, gardez la tête stable, aérez, évitez lecture et écrans, mangez léger sans partir à jeun et faites des pauses.
Quelle est la meilleure place dans un avion contre le mal de l’air ?
Au milieu de l’appareil, au niveau des ailes, où les mouvements sont moindres, selon ameli.fr.
Combien de temps avant le départ prendre un médicament ?
Une demi-heure à une heure avant pour un comprimé ; 6 à 12 heures avant pour un patch de scopolamine, sur ordonnance.
Le mal des transports passe-t-il avec le temps ?
Il s’atténue avec la répétition des voyages ou après deux à trois jours lors d’un déplacement prolongé, et devient moins fréquent à l’adolescence.
Le gingembre est-il efficace ?
Le NHS mentionne qu’on peut l’essayer, sous forme de comprimé, de biscuit ou d’infusion. Demandez conseil à votre pharmacien en cas de traitement en cours.
Nos sources
- Assurance maladie, ameli.fr, dossier « Mal des transports » : « symptômes et causes », « que faire contre le mal des transports ? », « Traitement du mal des transports », consultés le 23 octobre 2026.
- NHS, « Motion sickness » (page revue le 19 juin 2023), consultée le 23 octobre 2026.
Article mis à jour en octobre 2026.
